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Comme chaque mardi, ou presque, je reviens faire ce rendez-vous. Je crois que nous ne sommes plus que deux à le faire...

Je lis un roman acheté dimanche sur une brocante: Esprit d'hiver de Laura Kasischke.

A la page 31, on peut lire:

""Joyeux Noël, répondit Tatiana. Dis donc, j'ai cru que vous étiez partis pour dormir jusqu'au Nouvel An, papa et toi." Elle émit ce soupir exagéré d'adolescente qu'elle avait perfectionné toute cette dernière année - un soupir qui parvenait à exprimer, en une simple expiration, à la fois l'amertume et le détachement, un bruit qui ne manquait jamais de rappeler à Holly la neige en Sibérie ce noël-là- pas le Noël orthodoxe russe, mais celui américain qu'on fêtait à l'orphelinat Pokrovka n°2 lors de leur première visite."

 

Pour la petite histoire, je n'ai lu qu'une page donc je ne peux pas me faire d'avis sur ce livre. Mais, quand je vois la longueur de la phrase, je me demande si j'ai bien envie de continuer. Moi qui répète aux élèves: "les phrases courtes sont les meilleures! Si une phrase fait 15 lignes, c'est que vous baratinez; et le baratin, moi, je déteste ça!"