vélo

En furetant sur le site de Kobo, j'ai vu qu'un texte inédit de mon auteur chéri était publié.  Forcément, j'ai eu le clic facile pour cet achat immédiat et le plaisir immense procuré par la lecture aussi instantanée que le téléchargement. Le site des éditions epoints propose des textes courts pour ceux qui n'ont que peu de temps pour lire. Je trouve cette initiative formidable. Les ebooks sont quasiment donnés (moins d'un euro). Je compte bien en acheter d'autres.

 

 

Ce court récit s'intitule Au bonheur du tour; et malgré le titre apparemment Zolien, Philippe Delerm se rapproche encore et toujours de Marcel Proust.

 

 

 Ce n'est pas la première fois que Philippe Delerm écrit sur le sport. Ce thème est à des années-lumières de mes passions et de mes intérêts. Pourtant, la lecture a été agréable. C'est le talent Delerm, c'est tout!

 

"Le Tour doit être à la fois passage et rencontre. Passage. Voir passer le Tour, c'est tout un concept. la plupart du temps, il s'agit d'un spectacle des plus fugaces, un échappé inconnu, puis un peloton glissant sur l'asphalte en une minute à peine."

 

Comme à son habitude, Philippe Delerm revient sur l'importance d'un fait, d'un objet, d'un événement: ici le Tour de France, en parlant de son enfance. C'est toujours très lyrique et assez élégiaque dans la mesure où l'on voit se dessiner la passion originelle de Philippe Delerm pour ce fameux Tour de France, et on la voit évoluer au fil des années dans la vie de l'auteur. Finalement, ce n'est pas tant le Tour de France qui le passionne que les évocations et les réminiscences enfantines refaisant surface qui le subjuguent. La complicité construite avec les grands-parents agrandie au fil du temps et nourrie par ce fameux Tour de France. C'est la magie delermienne.

 

Il montre bien que ce tour n'est qu'un passage. Comme la vie, les êtres, et le temps, tout n'est que passage. On ne fait que passer. C'est la morale nostalgique de mon Philou adoré. Bien que ce Tour ne soit qu'un passage, bien qu'il ait grandi, vieilli, sa passion pour ce Tour, elle, est restée.

 

"Suivre le Tour, c'est faire partie, justifier par l'immédiateté d'une réalité fugace une satisfaction cueillie en lisière, presque en fraude, et dégustée avec les autres, toutes générations confondues."