Je ne sais pas comment commencer avec Gataca de Franck Thilliez; roman que j'ai eu tant de mal à finir...

GATACA

Lucie Hennebelle perd une de ses jumelles tuée par un malade, un psychopathe. On sait que l'ancien commissaire du Quai des orfèvres, Sharko, a joué une place importante dans sa vie, qu'elle lui en a voulu à un certain moment -ceux qui ont lu Le syndrome E comprendront; pour les autres, cela reste assez nébuleux-. Parallèlement, une jeune scientifique qui s'intéresse à l'homme de Néanderthal, l'homme des "civilisations" primitives et à la latéralité se fait sauvagement assassiner. Et puis, un autre type de  la pire espèce, apparemment bien connu de Sharko, est aussi tué. Le tueur de la fille de Lucie s'est suicidé. Beaucoup de morts que rien ne semble relier en apparence. En reprenant le fil d'Ariane ou plutôt celui de la génétique, le mystère s'éclaire peu à peu. Vraiment petit à petit. De façon plus que lente.

14709429_216908115402999_3124857731706519552_nLe roman tente de faire le lien entre la latéralité, la violence, les gênes, et ce à travers les millénaires. C'est très ciblé scientifique, même si l'auteur tente malgré tout de "vulgariser" la génétique. Au fil de la lecture, on ne sait plus où on est, ni où on va. J'ai eu l'impression d'un éparpillement de l'histoire, d'avoir affaire un peu à un épisode des Experts qui durerait une nuit entière.

En même temps, ma lecture a été assez décousue. J'ai dû commencer ce roman début novembre et je l'ai terminé fin décembre. Je lisais trois pages par soir avant de tomber de sommeil. Du coup, lorsque j'ai repris de façon beaucoup plus assidue la lecture de Gataca, je me suis retrouvée un peu perdue. Obligée par moments de faire le chemin à rebours pour me rappeler ce qui s'était passé avant. J'avançais de trois pages, reculais de deux pour mieux avancer de 10 avant d'en reculer de 5. A ce rythme-là, on comprend bien que l'histoire m'a semblé bien décousue. 

Côté style... Ni bon  ni mauvais. Ça se lit comme une revue scientifique et moins comme un roman "littéraire". J'ai beaucoup discuté avec un amateur de ce type de romans, et cette personne a adoré le style. Moi qui ne suis pas fan à la base de thrillers ou de livres trop scientifiques, si je n'ai pas la bouée de sauvetage de la langue et de la formule qui fait mouche, je me noie un peu. Tant chez Minier, le style était assez percutant, tant chez Thilliez, je ne l'ai pas senti ainsi. Tant pis.

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J'essaierai toutefois de lire Le syndrome E pour comprendre davantage le personnage de Sharko. De façon beaucoup plus linéaire et continue.