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Si j'ai acheté le recueil Correspondances amoureuses dirigé par Nathalie Rykiel, c'est parce que j'adore les relations épistolaires. J'ai même créé un challenge autour de ce thème.

Je m'attendais à du lyrisme, à de l'explosion passionnelle... et comme on peut le voir dans mon titre, je n'y ai trouvé que des lettres cochonnes. C'est drôle au début. Et, au fil de la lecture, on se lasse. Après lecture, j'ai même été déçue par certains auteurs que je voyais comme "purs".

Il y a des extraits de correspondances qui ne cassent pas des briques comme celles d'Henri IV à ses favorites, celles de Voltaire à Marie-Louise Denis.

Les correspondances que j'ai aimées parce qu'elles étaient subtilement osées ou audacieusement subtiles sont celles entre Sand et Musset. En lisant au fil des vers, c'est poétique et lyrique; si on ne lit que les lignes bleues, on a une demande peu orthodoxe... de Madame Sand.

Je suis très émue de vous dire que j'ai

bien compris l'autre soir que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à vous montre mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir aussi

vous dévoiler sans artifice mon âme

toute nue, venez me faire une visite.

Nous causerons en amis, franchement.

Je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable  de vous offrir l'affection

la plus profonde comme la plus étroite

en amitié, en un mot la meilleure preuve

dont vous puissiez rêver, puisque votre

âme est libre. Pesez que la solitude où j'ha-

bite est bien longue, bien dure et souvent

difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme

grosse. Accourez donc vite et venez me la

faire oublier par l'amour où je veux me

mettre.

 

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J'ai été profondément déçue par Beaumarchais. Même si je ne suis pas profondément prude ni  pudibonde, je n'ai pas été conquise par ses lettres graveleuses. Même Stendhal et Vigny que j'aime beaucoup m'ont agacée. Toutes ces correspondances mettent en valeur ce qu'il y a de pire chez nos auteurs.  Je suis restée perplexe face aux lettres de Flaubert et à celles de T. Gautier.

J'ai adoré les correspondances entre Juliette Drouet et Victor Hugo, entre Victor Hugo et ses innombrables maîtresses. Même graveleux, même un peu chaud, même terriblement excité et libidineux, Papy Hugo me plaît. Seules les lettres d'Hugo à Léonie Biard concordent vraiment avec le titre du recueil: correspondances amoureuses. Tout comme j'ai aimé la lettre de Colette parce que c'est du Colette et que j'adore cette romancière. Le bémol: il n' y qu'une seule lettre alors que l'on sait que Colette est une grande épistolière et elle méritait une place majeure dans ce recueil.

Quant à Apollinaire, je le préfère malgré tout dans ses poèmes...

Avec ce recueil, je valide mon propre challenge En toutes lettres...

entouteslettres

 

Et challenge d'Enna: Le petit bac 2017: Loisirs: CORRESPONDANCES

lpb