LE MARDI

En ce moment je lis La leçon d'allemand de Siegfried Lenz et Dans le jardin de la bête d'Erik Larson. Ce sont des lectures croisées qui se font écho... Le premier parle d'un Allemand qui applique les règles du Reich; le second évoque un Américain qui part à Berlin en tant qu'ambassadeur sous le régime d'Hitler. Avec cette double lecture, j'ai l'impression d'avoir une vision globale de l'Allemagne nazie.

A la page 31 de La leçon d'allemand, on peut lire l'extrait suivant:

"Mais puisque le voilà déjà dans le salon, mon père devrait enfin fermer la porte et saluer le docteur Théodore Busbeck qui était toujours assis là, sur le sofa, un monstre dur, long d'au moins trente mètres; le docteur Théodore Busbeck qui ne lisait pas, qui n'écrivait pas, qui attendait tout simplement, qui attendait depuis des années, l'air résigné, soigneusement vêtu; qui se tenait prêt comme si les changements, les nouvelles mystérieuses dont il espérait la venue allaient lui parvenir d'un moment à l'autre."

 

A la page 31 du roman-thriller-documentaire, on trouve:

"Il se déplaçait beaucoup, souvent à byciclette et, à maintes reprises, fut frappé par l'amosphère militariste qui se développait en Allemagne. [...] Cette humeur belliqueuse à la prussienne mettait Dodd mal à l'aise. "L'esprit guerrier était trop présent partout", écrivit-il."