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J'ai voulu, il y a quelques temps, mettre au défi les préjugés, les a priori sur un auteur un peu récrié: populaire mais mis au pilori par la critique. J'ai voulu situer la part de vérité, vérifier s'il ne s'agissait pas d'un snobisme élitiste qui poussait les anti-Musso à le mépriser. J'avais lu 7 ans après et ma lecture avait été mitigée. J'ai donc opté pour Parce que je t'aime car c'est le livre préféré de ma petite soeur. Et, sil ya une chose que j'adore faire, c'est lire les livres "coup de coeur" des gens qui me sont proches, ou que j'apprécie beaucoup. 

En rendant son livre à ma petite soeur, je n'ai pu formuler qu'un édulcoré "je n'ai pas beaucoup aimé" car c'est toujours vexant de s'entendre dire que le bouquin qu'on aime qui nous touche, n'a pas été autant apprécié par quelqu'un qui nous est proche. En réalité, j'ai profondément détesté et j'ai trouvé que c'était une sombre merde.

L'histoire en quelques mots : une femme, accompagnée de son concubin, se fait agresser. Son mec ne bouge pas mais elle va être sauvée par son ex-mari devenu SDF. Elle le récupère donc chez elle. Et on n'entend plus jamais parler de son concubin actuel. Ils reviennent alors sur le drame qui  a poussé son mari à devenir SDF. On apprend que leur fille a disparu et si la mère s'est résignée, le père a toujours espéré retrouver sa fille vivante. Parallèlement à l'histoire de Mark (je ne sais même plus si c'est le bon nom), on va avoir l'histoire d'une jeune fille pauvre (on va l'appeler fille 1 car j'ai aussi oublié son nom)  qui vivait dans une caravane avec sa mère et qui a lu un bouquin qui a changé sa vie, qui l'a motivé à se cultiver, à faire des études, à se sortir de sa misère... Enfin, dernière histoire, il s'agit d'une "it-girl" fille d'un politique, un haut-placé, qui mène une vie de débauche. Elle va de biture, de"jointure" (je trouve ça mimi comme nom...) en cure de désintox. Elle doit faire ses preuves et pour remettre de l'ordre dans sa vie, elle doit suivre une psychothérapie avec un psy.. pas n'importe lequel puisqu'il s'agit du meilleur ami et ex-associé de Mark et également celui qui a écrit le livre que la fille 1 a lu... Jusque-là, on sent la grosse artillerie pas subtile pour relier les personnages. Les trois vont se retrouver dans un même avion et se rencontrer... le retour de la grosse artillerie. Et outre le premier lien qui les unissait, on va voir qu'ils ont bien plus de points communs que cela... L'artillerie méga-lourde encore et toujours...

Mark retrouve sa fille et découvre que sa femme était liée à la disparition... Les choses commencent à se mettre en place. On baille mais on continue la lecture. On s'ennuie mais on a envie de connaître l'issue. A un moment, on se dit que ce n'est pas si nul que cela. Et quand le virage arrive, quand l'explication se fait jour, c'est la déception. Le dénouement et la résolution du problème sont tellement tirés par les cheveux qu'on fait tomber le roman dans l'insulte peu élégante que j'ai employée au début: Parce que je t'aime est une sombre merde.

Comme il y a toujours du positif dans tout, et comme je me suis tellement imprégnée de la réforme du collège et de ses échelles descriptives, je pourrais dire que Parce que je t'aime se positionne dans une maîtrise insuffisante. Comme l'évaluation ne doit JAMAIS être négative, je pourrais inscrire dans cette case: il y a une histoire. Il y a des personnages. Il y a des numéros de page. 5 lignes sur 178 pages sont intéressantes: celles qui concernent les neurosciences et la neurologie.

 

Voilà voilà... Selon l'adage, "jamais deux sans trois", il faut que j'en lise un dernier pour en découdre ou pour me rabibocher avec Guigui. Il me semble que La fille de papier correspond totalement à la thématique qui m'est chère: la dualité réalité/fiction... J'espère que le livre sera à la hauteur de ce thème adoré!