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L'amie prodigieuse a créé le buzz l'an passé et continue encore aujourd'hui: succès populaire salué par la critique. Un chef d'oeuvre en somme. De plus, tout le mystère autour de la romancière Elena Ferrante a ajouté une plus-value à ce roman et à cette trilogie. J'ai eu hâte de découvrir ces romans. J'avais très envie d'être emballée, d'en parler avec fougue, avec panache, avec passion. Oui mais voilà... j'ai détesté. Je me suis ennuyée à mourir.

J'ai adoré l'incipit et l'histoire qui était annoncée. Une femme, Lenù (double fictif d'Elena Ferrante) est contactée par le fils de Lila, sa meilleure amie, amie d'enfance. Il est inquiet car sa mère a disparu. Et là commence un retour en arrière, une rétrospective des trente dernières années de vie de Lenù et de Lila. On replonge dans les quartiers populaires- pour ne pas dire défavorisés- de l'Italie des années cinquante. Au début, c'est assez intéressant: on voit les deux fillettes évoluer, et faire naître cette relation amicale qui, au début est plus une relation dominatrice (Lila)-dominée(Lenù). On nous narre leur enfance et ses heurts, puis vient leur adolescence avec son lot de déboires. Oui et alors?

On est juste spectateur. Rien ne m'a touchée. Aucun personnage ne m'a embarquée dans cette histoire. Je suis restée là face à ma liseuse en train de m'étioler, d'attendre une fin qui ne venait jamais. J'ai appuyé sur le bas-côté droit pour faire défiler les pages en espérant être délivrée de ce roman. J'ai soufflé. J'ai désespéré. J'ai attendu de voir un mot qui me dirait que nous étions revenues à la temporalité du début, à la disparition de Lila. Mais non... Si je veux le fin mot de l'histoire il faut que je me tape les deux autres tomes. Je vais mourir d'ennui avec cette amie prodigieuse.

Grâce à ce roman -il faut bien lui trouver une utilité-, je participe au challenge de Philippe: Trilogie de l'été

Elena Ferrante: 1/3

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