ATWOOD

Margaret Atwood et moi n'avons vraiment pas d'atomes crochus. J'avais découvert cette romancière canadienne avec son roman La femme comestible. J'avais été déçue car je trouvais l'histoire gnan-gnan, et la narration houleuse et barbante. J'ai commencé La servante écarlate en avril. Je l'ai fini hier. Et il n'y a que 450 pages. J'ai traîné ce livre comme un boulet. Entre temps, une série et le film inspirés du roman sont sortis et ont fait le buzz. Tout le monde a vu dans cette anticipation une représentation de l'Amérique Trumpienne. Comme quoi, chacun voit ce qu'il veut voir. Tout le monde crie au génie suite au film/ à la série et tout le monde ressort de derrière les fagots le roman de Margaret Atwood. Lorsque je lis des critiques et des avis sur le film, je ricane intérieurement. En effet, les critiques donnent leur avis sur le roman en se basant sur le film ou la série. Et là, c'est hilarant car visiblement si les adaptations se sont inspirées d'Atwood, elles ne semblent pas être fidèles fidèles. J'ai l'impression en lisant les résumés que ces oeuvres filmées n'ont rien à voir avec le bouquin que je viens de finir.

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La servante écarlate, c'est quoi? C'est l'histoire de femmes qui sont les objets d'un groupuscule. Elles ne représentent que la possibilité d'enfanter. Elles ne sont que des ventres. On a l'histoire de Defred qui raconte comment elle est utilisée. C'est long. C'est lourd. La narration est indigeste. Ni l'histoire ni les personnages ne sont campés au début. Au début, je pensais que c'était une servante noire asservie comme dans La couleur des Sentiments. Après, j'ai cru comprendre que c'était une femme utilisée comme objet au sein d'une entreprise, malmenée comme dans Stupeur et tremblements. Enfin, j'en ai conclu sans être totalement convaincue qu'il s'agissait des moeurs d'une société "imaginaire". 

Je suis passée carrément à côté de ce roman. Je ne comprends pas le regain d'engouement pour cette romancière et pour ce roman-ci. Vu comme je l'ai traîné en longueur, ma lecture a forcément été décousue et ça a été un vrai cercle vicieux. J'ai bien retenté à mi-parcours, de reprendre tout de zéro et de repartir avec d'excellents a priori. En vain. Ce bouquin, je vais le ranger dans ma bibliothèque et je ne le rouvrirai JAMAIS!

lpbLa servante écarlate de Maragaret Atwood permet de valider  le challenge d'Enna: Couleur, ligne 3