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J'ai découvert par hasard M.C Beaton et par-là même la saga des "Agatha Raisin". C'est drôle, enlevé, léger, sympathique. Rien d'intellectualisant mais absolument divertissant. J'ai adoré le premier tome La quiche fatale.

Dans ce second tome, Remède de cheval, nous retrouvons notre Agatha qui s'est entichée de son voisin, l'ancien colonel James Lacey. Elle le suit, le "harcèle", le poursuit... et lui, par conséquent, il la fuit. Et puis, saoulée d'être ignorée et abandonnée, elle va craquer pour le nouveau vétérinaire qui vient de s'installer à Carsely. Elle n'est pas la seule. Toutes les ménagères de plus de cinquante ans courent après le jeune et mimi véto... Le souci c'est que le vétérinaire s'avère être un véritable escroc. On ne tarde pas à le retrouver assassiné. Comme Agatha avait déjà brillé dans le tome précédent dans sa résolution d'enquete, elle va recommencer. Mais, ici, elle va être accompagnée de James dont l'enquête deviendra la pierre angulaire du roman qu'il ne parviendra jamais à écrire. Les deux vont se rapprocher. Leur relation est assez complexe: dès qu'Agatha se rapproche, James fuit et s'enferme chez lui et dès qu'elle l'ignore, il revient vers elle. (ouh là là ça me fait penser à quelqu'un... ) Et puis, à Carsely, les langues se délient et Mrs Josephs s'apprête à révéler une information de la plus haute importance sur le véto, sur sa mort... non naturelle. Le lendemain, elle est retrouvée morte. C'en est trop pour notre duo d'enquêteurs amateurs qui s'improvisent détectives avec des moyens... qui sont les leurs.

On a vraiment l'impression de voir le colonel Moutarde et Madame Pervenche partir en filature, sous le regard d'une Mademoiselle Rose (Freda), rivale d'Agatha. On est plus dans l'enquête, dans le monde policier que dans le précédent mais cela reste toujours décalé. Tout est à prendre au trente-sixième degré. On lit plus pour être spectateur des aventures des deux lascars, on se nourrit des punchlines d'Agatha, de son cynisme, de sa cruauté plus qu'autre chose. Même si Agatha demeure antipathique, elle nous semble un peu plus sensible dans la mesure où on sent qu'elle en pince vraiment pour James mais qu'elle est un peu rejetée par lui. Hormis ces passages, cette bonne femme est infecte et pourtant... il y a un petit quelque chose qui fait qu'on s'attache à elle. 

C'est pimenté, c'est frais. J'ai passé de bons moments de lecture. Ça ne casse pas des briques. Ça ne titille pas l'intellect. Ça ne touche pas la sensibilité. Ça fait marrer et c'est déjà pas mal.

Je valide donc une fois encore un double challenge:

lpb- Le petit bac: Animal, ligne 3: CHEVAL

trilogies- Trilogie de l'été: 1- Agatha Raisin enquête: La quiche fatale. 2- Agatha Raisin enquête: Remède de cheval.