svevo

Italo Svevo, de son vrai nom Ettore Schmitz, est un auteur Italien (de Trieste, exactement) de la fin du XIX° et du tout début XX°. Je l'avais découvert à la fac lorsque nous avions étudié Sénilita que j'avais adoré. J'avais lu quelques extraits de La conscience de Zeno, hésitant à l'époque entre une étude de ce roman-ci ou celui d'un autre Italo, Si par une nuit d'hiver un voyageur de Calvino. Et j'avais opté pour ce dernier.

"Les hommes ne savent pas tout voir, ils tiennent leurs yeux clos sur certaines choses."

Je n'ai pas acheté Le destin des souvenirs par envie ni par choix mais par erreur. Quand j'ai lu le prénom Italo, mon cerveau a pris le raccourci: tiens un Calvino que je n'ai pas. C'est en commençant à lire ce recueil de nouvelles que j'ai bien senti que Calvino avait changé. Je n'avais pas envie d'être déçue par Calvino alors j'ai mis ma lecture en pause. Et, en refermant le livre, j'ai compris que j'étais une vraie blonde. Le destin des souvenirs n'appartient pas à mon Calvino chéri mais à Italo Svevo. Du coup, cela me gêne beaucoup moins de ne pas avoir aimé ce livre.

Comme je le disais, il s'agit d'un recueil de nouvelles qui porte sur les souvenirs, la mémoire (pour les trois premiers textes) ainsi que sur l'existence, les choix que l'on fait. Dit comme cela, c'est assez vendeur mais en réalité, les nouvelles sont d'un ennui effroyablement effarant. Même si les textes peuvent être lus indépendamment les uns des autres, il y a toujours un fil rouge, un lien qui unit certains personnages. Certaines nouvelles font aussi référence à certains personnages, par la similarité des noms, au roman  Sénilita (Amalia, Emilio...)

Ce n'est absolument pas transcendant. De plus, comme ce sont des textes inédits retrouvés après la mort de l'écrivain, certains textes sont escamotés, d'autres sont lacunaires par endroits. Une lecture décevante. Pour me décevoir, forcément le livre ne pouvait pas être celui de Calvino.