cendrillo,nDepuis deux semaines, j'ai repris le sport. Comme je l'ai expliqué ici, je fais de la muscu/du renforcement/ des séances de pilates/du cardio tous les jours grâce aux capsules vidéo de Lucile Woodward. J'ai rajouté à cela des étirements pour augmenter ma souplesse (à partir de mes résidus des cours de danse et quelques vidéos sur Youtube)

Je tiens bon. J'ai connu de nombreuses reprises de sport. Pourquoi nombreuses? Parce qu'il a eu tout autant d'arrêts. En général, au bout du dixième jour, c'est... "bon aujourd'hui... pas envie. Mais demain, je fais le double"; et le lendemain: "bon demain je m'y remets"... Et ça se finit par: "bon bah tant pis..." Au bout de 15 premiers jours, je n'ai toujours pas eu de moment de procrastination. Je crois qu'avoir rajouté les exercices de "danse" y sont pour beaucoup. La dernière fois que j'ai suivi un cours de danse, c'était... en 2002. A l'époque, les grands écarts, les arabesques, les "pied dans la main" et autres pirouettes ne me faisaient pas peur. Lorsque j'ai voulu voir où j'en étais lundi dernier, le constat a été plutôt mitigé. J'aurais pu rebaptiser certaines figures: le moyen écart, le pied dans la main-jambe pliée et dos tordu, ... En gros, je suis rouillée. Le corps est magique; il a une mémoire des efforts car en cette fin de semaine, j'ai récupéré les grands écarts latéraux (pas le facial mais j'y travaille), je réussis à faire un pied dans la main jambe tendue et dos droit (certes je tiens deux secondes mais c'est sur la bonne voie).

cabarte1A l'époque, je détestais la danse. (En même temps, ma prof de danse était aussi la femme d'un de mes profs dont j'étais éperdument amoureuse, passionnément amoureuse. Ce qui n'a pas aidé. J'aurais dû changer d'école de danse mais comment, quand on a entre 12 et 15ans, expliquer cette raison à ses parents, à sa prof de danse... "Écoutez, je ne vais plus suivre vos cours de danse car j'aime trop votre mari et vous voir chaque mercredi me rend malade"..."Papa, Maman, je suis amoureuse de Monsieur X, c'est pourquoi je ne peux plus supporter de voir sa femme me donner des leçons, des ordres..." donc j'ai fermé mon clapet; j'ai associé la danse à la rancoeur...) De plus, je n'aimais pas les chorégraphies. Je n'ai jamais su me mouvoir dans l'espace. Encore aujourd'hui, je ne sais pas si j'aime danser. J'ai toujours ce souci de mobilité corporelle. J'ai beau ne mesurer qu'un mètre cinquante-et-un (que tous ceux qui ont ri ou souri en lisant ce nombre ridicule se dénoncent et ils seront punis en conséquence), j'ai toujours l'impression de ne pas le maîtriser comme si je faisais deux mètres. Mon esprit est une silhouette dégingandée dans un corps hautement limité. Ce contraste laisse place donc à une incapacité à danser correctement. Ce que j'aime dans la danse, ce sont les efforts, la rigueur. De toute façon, quand j'étais petite (disons jeune car petite... je le suis toujours), je voulais faire de la barre à terre et non de la danse classique mais ma mère ne trouvait pas cela joli parce qu'au fond elle n'avait qu'une vision altérée de cette danse. Je ne sais pas danser mais j'aime exécuter des mouvements "acrobatiques" (le mot est fort) pour cette rigueur, cette volonté de se dépasser... alors je me suis mise en quête de vidéos youtube et là je me suis dit: "il va falloir t'y mettre ma vieille". Je me dérouille pendant ce mois d'août et si les résultats sont concluants, j'envisage une inscription dès septembre...

Durant ma quête de vidéos "danse", je suis tombée sur une jeune chorégraphe, danseuse qui m'a laissée sur le ***. J'ai trouvé cela majestueux. J'ai été scotchée par une se ses chorégraphies sur le titre How it ends de Dervotchka (bo de Little miss Sunshine et celle d'une pub; je suis quasiment sûre d'avoir entendu cette musique dans le film Eternal sushine of happiness mais je n'ai rien trouvé qui corrobore cette supposition... Pourtant dès que je l'ai entendu, j'ai eu les images de Jim Carey et de kate Winslet... Étrange. Mais bref....)

Quand on voit ça, on se dit comment peut-on détester la danse?