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J'adore Melvil Poupaud. Je l'ai découvert avec Le temps qui reste, le film qui a changé ma vie. Comme à mon habitude, quand je tombe raide dingue d'un artiste, je pars en quête de tout ce qu'il a pu faire, réaliser... J'ai vu beaucoup de courts et longs métrages (et très longs-métrages si je pense à Laurence Anyways de Dolan dans lequel Mister Poupaud est brillantissime... )de mon Melvil adoré et c'est toujours la même chose qui ressort: il est formidablement génial, atrocement bon. Il dégage un petit, même un grand, quelque chose qui me fascine, m'attire, m'aimante à lui, ce comédien hors pair.

J'ai acheté, il y a quelques temps, un livre de Melvil Poupaud. Et oui, en plus d'être un comédien de génie, un chanteur et un musicien talentueux, cet homme écrit... Voyage à Film City est un carnet de bord, une sorte de journal intime à durée limitée dans lequel notre auteur adoré rend compte de son voyage en Chine. Il ne s'agit pas d'un voyage de plaisance mais bien d'un voyage professionnel puisque Melvil Poupaud incarne un religieux dans le film de Charles de Meaux: The Lady in the portrait. Grâce à ce journal, il grave des moments de vie, il consigne tout ce qu'il voit, vit et ressent. Melvil Poupaud nous embarque avec lui: de sa chambre d'hôtel, à sa loge aux lieux de tournage. On vit de l'intérieur le métier d'acteur et on le voit, lui, sous un autre angle, en pleine immersion dans un pays à la culture bien différente, à la langue-barrière. On voit Melvil se dépatouiller comme il peut avec ce nouvel idiome, avec la législation et notamment le parcours du combattant qu'il mène lorsqu'il doit faire prolonger son titre de séjour.

C'est un livre très intéressant qui nous en apprend un  peu sur la façon dont on tourne un film, sur ce que l'on ressent lorsque l'on est un comédien ballotté de l'autre côté du monde. On en apprend un peu plus sur lui... Le mystérieux Melvil Poupaud. j'ai beau l'aimer, l'adorer, je l'ai toujours trouvé un peu froid, sur la réserve, cynique... Et en fait, grâce à ce Voyage à Film City, j'ai découvert un Melvil Poupaud tellement humain avec ses failles, ses peurs, ses angoisses, son psychisme en gros. Ce journal me l'a rendu tellement moins inaccessible. Il y a d'ailleurs une anecdote sur le star-system: il tourne avec LA star chinoise. Et, en Chine, si tu ne joues pas la star, tu n'es pas considéré comme tel. Et Melvil Poupaud raconte qu'on lui demandait de faire exprès d'arriver en retard, de faire des caprices... On le voit gêné, un peu démuni mais finalement, il le fait. Cela montre bien que les meilleurs comédiens, les plus grands artistes sont parfois les moins vedettisés, les moins starisés.

Comme toujours... Un petit jeu de références...

Melvil Poupaud fait aussi référence à Jean-Pierre Léaud (Mon éternel Antoine Doinel d'amour...) et ses conseils prodigués. Qui dit Jean-Pierre Léaud, dit François Truffaut. Quand on pense à Truffaut, on fait aussi le lien avec une grande dame du cinéma décédée ces derniers jours. Et de nouveau un lien se fait: Jeanne Moreau restera, pour moi, la grand-mère de Melvil Poupaud (Romain) dans Le temps qui reste. Je sais qu'elle est formidable dans Jules et Jim; je l'ai aussi adorée dans La mariée était en noir. Mais c'est comme ça, Jeanne Moreau = Le temps qui reste... Et le temps qui reste, c'est Melvil Poupaud. et Melvil Poupaud, c'est un de mes acteurs préférés; un de mes chouchous du cinéma français.

Élodie Frégé - Je m'ennuie la nuit sans toi

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