vagues-de-tsunami-33813289Un bateau qui tangue car Blondie Madame est en train de couler, et Blondie est sous l'eau...A dire vrai, j'ai beaucoup de travail en ce moment. La rentrée est à peine arrivée que je suis déjà partout et nulle part, je mouline tout le temps sans être efficace. Je suis un peu sous pression. Un peu, beaucoup. Tellement que... j'en ai même oublié que j'avais ce blog. J'ai besoin de temps... Le temps de me remettre à flot, de me réorganiser... 

J'ai beaucoup lu mais je n'ai pas fait état de ces lectures. Je vais essayer de faire bref ici.

Pourquoi ai-je détesté Damasio, Maupassant et Zola?

J'avais entamé La horde du contrevent il y a quelques années. Et je n'ai tenu que quatre chapitres. Le roman commence par le dernier chapitre, les personnages n'ont pas de prénom mais des symboles. Et l'histoire est... un bazar sans nom. Je me suis pris le vent en pleine face et je me suis rétamée. Le livre a été primé et il a été encensé par la critique. Alors, je me suis dit que le problème venait de ce livre et non de l'auteur. Alors quand j'ai vu le petite folio à 2 euros So phare away de Damasio, je l'ai pris. Je me suis dit que sur les 4 nouvelles, folio m'offrait la possibilité d'aimer au moins un texte. Et bien non. Fiasco total. Je ne comprends rien aux histoires. Je ne saisis pas le sens. Je n'adhère pas du tout à ce style.

J'aime bien Maupassant lorsqu'il parle de sujets un peu polémiques. J'aime bien Maupassant quand il est vraiment sur le fil: lorsqu'il parle de l'éducation des enfants, de la prostitution, du changement de l'être au fil du temps... Que dire d'Une vie? Le sujet aurait pu me plaire puisqu'on est un peu dans la veine d'Emma Bovary.. Mais rien n'y a fait. J'ai trouvé l'histoire niaiseuse, gnangnan. Les personnages m'ont semblé bien hermétiques, ne suscitant chez moi ni empathie, ni sympathie mais pas vraiment d'antipathie non plus. En revanche, Bel-Ami m'a laissé un joli souvenir. 

J'adore Emile Zola. Il y a beaucoup de romans qui sont ancrés dans une époque et qui se cantonnent à la période durant laquelle ils ont été écrits. Le style parfois, l'histoire très souvent, limitent la sensation d'universalité et d'atemporalité. Ce défaut, je ne le trouve jamais chez Zola. Ses oeuvres sont longues mais elles sont tellement merveilleuses. J'aime beaucoup Papy Emile. Je pensais vraiment que j'adorerais Une page d'amour. Comme souvent, il évoque la maladie, la folie. C'est très naturaliste, scientifique, expérimental mais je l'ai trouvé aussi gnangnan que le père Guytou cité précédemment. Je n'ai pas du tout accroché à ce texte. En général, j'ai de très bons souvenirs, de belles images zoliennes, des moments très précis gravés en mémoire... De cette page d'amour, il ne me reste qu'un seul détail: la balançoire sur laquelle se balance Jeanne. Je n'arrive pas à me souvenir d'autre chose. Je l'ai terminé la semaine passée et je suis incapable de dire comment se finit ce bouquin. C'est un signe très parlant chez moi: si je finis un livre et que je suis incapable de le résumer ou de dire comment il se termine... c'est qu'à coup sûr il ne m'a pas plu. 

Enfin, finissons sur une note très positive avec un livre qui m'a beaucoup plu. La petite Chartreuse de Pierrre Péju. Je cherchais un roman pour le programme de Premières et je voulais absolument un roman contemporain. Sur les sites des éditeurs, j'ai trouvé ce titre. Je l'ai lu et j'ai adoré. Cependant, je ne le ferai pas étudier en classe car la construction de la séquence à partir de ce roman me semble complexe. Un libraire passionné va renverser une écolière accidentellement. Cet accident va lier de façon très forte ce libraire qui se sent coupable, la petite fille entre la vie et la mort et la mère de cette dernière aussi fuyante qu'absente. Ce libraire (j'ai vraiment un problème avec les prénoms... j'ai oublié comment il s'appelle) va rester au chevet de sa victime pour combler l'absence du père et de la mère et pour faire la paix avec sa conscience. Que dire à une enfant dans le coma qu'on ne connaît pas? La seule réponse à cette insondable question va être la littérature. Il ne va pas parler ni dire mais raconter. De mémoire, il va réciter des passages de romans, de contes, de fables. C'est un roman magnifique au style très perlé, très fin.

blondie

Je me donne quinze jours pour revenir... Pendant ce temps, je laisse mon Vianney préféré poser la question..."Mais t'es où?" et moi, de lui répondre "pas là!". (Je vous ai mis le refrain en tête, hein???)